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Maisons passives et énergies naturelles


Qu'est-ce qu'une maison passive ?

La définition d'une maison passive (ou d'un immeuble passif) est un habitat qui, par son adaptation à son environnement réduit au strict minimum l’apport énergétique nécessaire pour le chauffage, la ventilation et l’éclairage.
Une maison passive se défend donc seule contre le froid et la chaleur.

Si les principes même d'une maison passive sont utilisés depuis l'Antiquité, l'évolution des matériaux a permis depuis une vingtaine d'année l'émergence de standards de qualité (label HGE d'Edf en France, mais surtout dans les pays nordiques et en en Allemagne).

Une maison écologique et économe en énergie est donc avant tout une maison adaptée à son environnement :
- environnement climatique (tempéré ou froid, humide ou sec…),
- environnement géographique (exposition au soleil et aux vents, topographie, végétation…),
- environnement bâti (immeubles voisins pouvant jouer sur les vents et l’ombre)
- environnement humain : c’est-à-dire le mode de vie.

L’implantation d’une maison est donc capitale, il faut ensuite conserver les calories de la journée (voire de l’été) pour les restituer la nuit (ou l’hiver venu), et isoler l’habitat pour limiter au maximum des déperditions de calories.

La maison bioclimatique est idéalement exposée au sud, tournant le dos aux vents dominants (la perte de chaleur peut être de 25% pour des vents soufflants sur une baie vitrée), et enterrée à un mètre de profondeur pour bénéficier de la masse thermique élevée de la terre.

Un habitat passif se définit selon 6 points :
- capter l’énergie du soleil et du sol de façon optimale,
- une isolation thermique renforcée,
- ne pas présenter de ponts thermiques
- être équipée d’appareils les plus économes
- être étanche à l’air
- disposer d’une ventilation double-flux avec récupérateur de chaleur.

Par opposition, un habitat actif (la grande majorité des constructions actuelles) est un habitat qui génère plus d’énergie qu’il n’en consomme. L'habitat passif est-il une utopie ? Des réalisations isolées et de part le monde montrent pourtant que c’est possible...

Le cout des énergies naturelles

Il est fréquent de lire que les énergies naturelles induisent un surcout d’investissement à la construction de l’ordre de 10 à 20% par rapport aux énergies traditionnelles et qu’une maison passive coûte 7 à 15% plus cher qu’une maison classique.
Or ce marché de la maison éco-biologique est en pleine expansion, des nouveautés techniques naissent et sont exploitées en permanence, les artisans se forment, donc ces chiffres sont à ré-évaluer en permanence.
Et de toute manière, se placer à l’instant "t" de la construction pour évaluer un éventuel sûrcoût, c’est comme cela a toujours été fait jusqu’à présent, ne pas voir bien loin…
Et si on considère le coût global c’est-à-dire le coût d’investissement, le coût d’exploitation et le coût de maintenance, le bilan est positif et il s’accroit au fil du temps avec l’augmentation du coût de l’énergie traditionnelle.

Il est désagréable de constater que là où il y a crédit d’impôts pour amener les citoyens à se tourner vers une solution durable, certaines entreprises alignent leurs prix en empochant la valeur du crédit d’impôts. D’où le coût prohibitif d’une simple installation d’un chauffe eau solaire, que le professionnel  vous présente en déduisant aussitôt le crédit d’impôt « Vous voyez, il ne vous reste à payer que…. ».
Même chose pour les aides régionales et départementales, les installateurs  les connaissant par cœur…